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Les à priori contre les maisons en bois

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LES A PRIORI CONTRE LES MAISONS EN BOIS

La fragilité

À Londres, Westminster Hall, l’une des plus célèbres constructions en bois du Moyen-Âge, trône fièrement à côté de l’imposant Big Ben, mais, elle, date du XVe siècle ! Certains temples japonais ou églises du nord de l’Europe témoignent depuis le XIIe siècle de la solidité de leur matériau de construction. Le bois soutient en réalité la comparaison avec des matériaux aussi solides que le béton ou l’acier en termes de construction. Et si la maison en bois correspond à un mode de construction très courant en Amérique du nord et dans les pays scandinaves, c’est-à-dire dans des zones géographiques aux hivers rigoureux, c’est même que le bois résiste particulièrement bien à de nombreuses conditions extrêmes.

Le prix

Contrairement à une idée reçue très répandue, le coût d’une maison en bois soutient la comparaison avec celui d’une maison traditionnelle. De nombreux éléments d’une maison en bois peuvent être réalisés en atelier et leur délai de pose se trouve ensuite considérablement réduit. Si une construction en bois est plus rapide et plus facile à mener pour un maître d’ouvrage, le coût de la main d’œuvre en est d’autant réduit. La rapidité du montage et des finitions permet de surcroît aux utilisateurs d’économiser un second loyer tout au long des travaux. Le choix de construire sa maison en bois permet enfin de réaliser rapidement de réelles économies en termes de chauffage tandis que, avec une construction bien pensée, l’entretien se révèlera plus économique que pour une maison traditionnelle.

L’absence de créativité

Le bois est sans doute le matériau de construction qui permet la plus grande créativité architecturale. La diversité des essences de bois, la souplesse intrinsèque du matériau et le perfectionnement des techniques de construction permettent d’obtenir des résultats très différents les uns des autres. C’est ainsi que des styles architecturaux aux identités marquées peuvent aller jusqu’à caractériser certaines régions du monde. Le bois est en outre le matériau qui permet de réaliser le plus facilement des extensions à un bâtiment existant, ce qui est une marge de manœuvre supplémentaire laissée aux architectes à la fois dans l’espace et dans le temps.

Le danger des incendies

La réglementation française en matière de construction en bois est assez stricte pour éviter au maximum les risques d’incendie. Mais, contrairement à une idée reçue très répandue, le bois a une très bonne résistance au feu. En brûlant, le bois forme en effet une couche de charbon qui devient un véritable bouclier thermique : la vitesse de carbonisation étant très lente et régulière, le matériau conserve ses propriétés de résistance sous cette couche de charbon et peut assurer plus longtemps la stabilité de la construction. Qui plus est, le bois ne dégage pas de fumées toxiques en brûlant. Ces deux caractéristiques peuvent notamment permettre une meilleure évacuation des occupants de la maison en cas d’incendie.

Par conséquent pour votre projet de construction d’une maison ossature bois, n’adoptez pas l’auto-construction, mais faites appel à un architecte pour les différents éléments (notamment le plan maison).


 

Une équipe de lettons a mis à l’épreuve du feu deux maisons à la conception complètement différente. L’une reprend les standard actuel des maisons européennes et l’autre est réalisée en bois. Le résultat est édifiant !

Ce test n’est pas sans rappeler celui réalisé par des pompiers français sur la maison paille.

Le contexte de l’expérience

L’objectif de l’expérimentation était de prouver l’efficacité de la maison en bois face à une classique maison aux murs en parpaing, charpente métallique, fenêtre pvc, et une façade en bardage cimenté et ventilé (lame d’air). A noter qu’aucune des 2 maisons ne comprend d’isolant, mais un simple revêtement en placo pour la finition intérieure. Leur poids respectif est de l’ordre de 2 tonnes. Le mobilier et les objets compris dans chacune des maisons sont identiques, pour ne pas compromettre l’expérience.

Enfin, une caisse en poids est installée sur le toit des 2 maisons.

On met alors le feu avec une bougie dans un canapé et on attend 45 minutes voir ce qui se passe…

Le résultat

Après une heure d’incendie dans la maison, on constate :

  1. sur la maison parpaing, métal, fenêtre pvc
    – une fenêtre en plastique tombent au bout de 7 minutes, la suivante en 10
    – après 36 minutes la caisse en bois passe à travers le toit
    – la poutre métal perd 2,5 cm et se gondole
  2. sur la maison en bois
    – une première fenêtre en bois tombe au bout de 35 minutes
    – la 2e fenêtre tombe à près de 40 minutes
    – le toit est resté intact !
    – la solive en bois perd 4 cm mais sa structure reste bien droite

Pourquoi ce résultat ?

Le métal, le pvc sont des matériaux qui s’enflamment rapidement et génèrent des gaz toxiques et surtout combustibles à haute température. Ce qui entraîne une accélération de la combustion. A contrario, le bois, se consume beaucoup plus lentement. Ce qui laisse le temps d’évacuer l’habitation, sans être intoxiqué.

Par ailleurs, le fait que les fenêtres en PVC tombent rapidement accélère la combustion (entrée d’oxygène à l’intérieur).

Au final, que vaut-il mieux ? Mourir asphyxié en quelques minutes et garder ses murs intacts ou perdre sa maison mais rester en vie ? Matérialiste contre Survivaliste ? A noter que le bilan carbone de la maison en bois est largement meilleur à l’autre, aux matériaux gros émetteurs de gaz à effet de serre.

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