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L’habitat participatif , une démarche qui ne s’improvise pas

L'habitat participatif , une démarche qui ne s'improvise pas

L’envolée des prix du foncier, la rareté des terrains constructibles, la solvabilité limitée des acquéreurs, une recherche de mixité social. Tout laisse à penser au retour l’habitat participatif sur le devant de la scène.

 

Le principe est simple : l’Habitat participatif, aussi appelé « autopromotion », consiste en un regroupement de personnes qui mutualisent leurs ressources pour financer et concevoir ensemble leur logement au sein d’un bâtiment collectif. Cette démarche répond à de nouvelles aspirations sociales fondées sur le partage des ressources et l’éco-responsabilité.

Il ne suffit pas de faire partie d’un groupe d’amis motivés pour réussir une telle opération. Il faut des connaissances administratives, juridiques, techniques, adhérer à un mode de vie ouvert sur les autre et beaucoup de patience. En effet ce type de projet se concrétisent en général sous des délais de 3 à 10 ans.

La loi Alur facilite le développement de l’habitat participatif. Jusqu’alors, le montage juridique et administratif restait relativement complexe, pour des non professionnels. Néanmoins, suite à cette évolution législative, ces non-professionnels prennent la casquette de véritables maitres d’ouvrage. Néanmoins, ils doivent toujours être accompagnés d’experts métiers (architectes, bureaux d’études…) aussi bien pour la conception que la gestion de leur projet dans la durée.

L’habitats participatifs et les économies substantielles

Au delà de la démarche sociétale, un projet monté de façon rigoureuse peut laisser espérer des économies importantes, de 5 à 20% selon différentes sources, comparativement à une opération immobilière classique. Ces économies sont générées par la mutualisation de certains espaces et locaux, mais aussi par la suppression des intermédiaires.

La notion de coût global, maintenant bien ancré dans les esprits, se situe au premier plan des projets d’habitat participatif. Dans ce contexte d’habitat durable, le bois occupe une place de choix. C’est un matériau renouvelable, chaleureux, isolant, et qui nécessite une maintenance très réduite dans la durée. Autant d’atouts qui incitent les concepteurs à retenir le bois. En effet ils utilisent de plus en plus le bois dans les structures porteuses mais aussi dans le remplissage de façade.

Il faut tout de même être vigilant. Des expériences passées ont montré les limites de ce type de démarche. Non accompagnée d’une expertise professionnelle il sera difficile de concrétiser votre projet.

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